Fais-moi fondre L'histoire érotique interactive My Lubie, pour te donner chaud tout l'été

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Un soleil de fin de journée réchauffe la peau sans la brûler et invite les familles à quitter la plage. Bien que ce côté du rivage soit assez éloigné des habitudes de regroupement familial, les quelques parasols — désormais posés sur des épaules — s’éloignent peu à peu.

Une jeune femme, au contraire, pose un panier sur un drap étendu sur le sable avant de s’asseoir en soupirant.

Elle regarde la mer, et par intermittence son téléphone, car les deux verres dans son panier ne sont évidemment pas pour un tête-à-tête avec elle-même, mais pour partager un pique-nique avec une jolie personne rencontrée sur une application. Elles se parlent depuis quelques jours, se sont même déjà vues pour boire un verre, et ont finalement convenu de ce pique-nique organisé par ses soins. Sympa, non ?

Au programme : grignotage au bord de l’eau, coucher de soleil, rapprochement émotionnel et, peut-être, un peu plus si l’occasion se présente… histoire de flirter.

Sauf qu’elle a du retard : dix minutes. Ce n’est pas énorme au regard de la soirée qui s’annonce, mais un peu désagréable quand la personne n’a rien d’autre à faire que venir profiter. Emma soupire, rêve, se lasse peut-être… et suit des yeux un chien qui court au loin. Sa course est erratique au bord de l’eau, et, finalement, il regarde dans sa direction.

« Peut-être est-il perdu ? »

Elle se lève, fait quelques mètres vers l’eau et l’appelle avec les petits bruits que font les humains qui aiment les animaux.

Bingo : il finit sa course à ses pieds, réclamant caresses et jeu avec l’énergie d’un chien trop sociable pour être errant depuis longtemps. Alors qu’elle est penchée vers lui, elle ne voit pas qu’une silhouette s’avance. Elle sursaute en entendant une voix essoufflée qui ne s’arrête plus après avoir rompu le silence :

- Oh, merci ! C’est le mien, désolé… On jouait et j’ai lâché la longe, il ne revenait plus. Il n’est pas méchant, mais il n’a pas un rappel de fou. Entre moi et jouer dans le sable, on peut dire que je n’ai aucune chance… mais il est joyeux, au moins. Hein, Voyou ?

Elle lui sourit en continuant de caresser l’animal, qui lève la tête pour en avoir davantage.

- Pas de problème, ça arrive. C’est sûr qu’il est joyeux… et très gentil ! Je ne doutais pas que son propriétaire ne serait pas loin. C’est quoi, son nom ?

- Voyou, justement !

Il le dit avec la fierté de celui qui aime avoir choisi un nom amusant pour son chien. Elle rit de ne pas l’avoir deviné immédiatement. L’attitude légère de cet homme, qui semble avoir le même âge qu’elle, lui fait presque oublier qu’elle est à deux doigts de se faire poser un lapin. Elle se prend au jeu de la conversation, mise en confiance par l’énergie de ces deux trublions.

- Ah oui, ça lui va bien ! Et il avait déjà commencé sa cavale… Il n’est pas fatigué de courir comme ça ?

- Non, il est infatigable. Mais c’est ma faute : tous les jours, je le promène longtemps et il vient courir avec moi. Il est devenu fort en endurance !

- Il a un cadre de balade de rêve, ce loulou.

- On a la chance de vivre ici. Et toi ? Enfin… vous ?

- Oui, tu peux dire “tu”, pas de problème. J’habite aussi dans le coin.

La conversation continue naturellement, entre rires, questions légères pour se connaître et commentaires sur Voyou, qui s’amuse désormais avec les vagues.

Finalement, après un temps incalculable tant il a semblé passer vite, une voix féminine se fait entendre au loin :

- Emma ! Je pose mes affaires, j’arrive.

Emma se tourne vers son drap, se rappelant de son invitée — aussi charmante qu’agaçante par son retard. Pourtant, elle lui adresse un sourire sincère, lui pardonnant aussitôt en voyant ses courtes bouclettes danser dans le vent. Elle reporte alors son attention sur son interlocuteur masculin. Il lui offre à nouveau ses fossettes avant de dire, d’une voix douce :

- Enchanté, alors. Je n’ai présenté que Voyou… Moi, c’est Jules.

- Enchantée également. Je vais te laisser, la personne que j’attendais est arrivée.

Elle s’apprête à s’éloigner, prête à clore cette rencontre d’un simple signe de la main, quand il l’arrête avec une audace teintée de séduction :

- On pourrait échanger nos Insta, si tu veux. Ou nos numéros. Sait-on jamais… si Voyou te cherche à nouveau ?

(Sondage commu : accepter ; décliner)

De retour sur sa serviette, Emma s’assoit avec le regard brillant d’une joie mêlée à une pointe de fierté d’avoir suscité l’intérêt d’un inconnu. Les braises de cette drague respectueuse crépitent encore. Elle a l’impression qu’elle pourrait tout tenter. Les rencontres “en vrai” donnent ce sentiment d’urgence : celui qu’il faut saisir l’instant, avant qu’il ne disparaisse et ne laisse que des regrets de ne pas avoir osé.

L’heure n’est cependant plus aux rêveries, mais à profiter d’Anissa, qui s’excuse encore et promet de se faire pardonner de son retard lié au travail, tout en complimentant les préparatifs romantiques.

Les deux femmes ne parlent pas du maître et de son chien au cours de la soirée. Elles parlent d’elles, pour apprendre à mieux se connaître et profiter de ce flirt que seuls les premiers rendez-vous savent offrir… un flirt dont la mer restera le seul témoin.

Emma pousse la porte vitrée, dont la poignée dorée témoigne de l’ancienneté de l’établissement, avant de rester dans l’entrée, la porte dans une main, en accrochant le regard du serveur :

- Je peux m’installer ?

- Oui, pas de problème, je suis à vous dans deux minutes.

Elle hoche la tête d’un sourire, soulagée de ne pas gêner en venant s’installer dès l’ouverture. Avant d’aller travailler, elle aime venir prendre un café en terrasse, pas longtemps, mais suffisamment pour ne pas avoir la sensation d’être happée dans le transport-boulot-dodo. Et puis, en été, cela donne un petit goût de vacances dans le quotidien agité qu’imposent les villes.

Maintenant installée en terrasse, elle sort son portable de sa poche, le pose sur la table tout en lisant le papier corné des consommations :

- Un café au lait et un croissant, s’il vous plaît.

Commande passée et payée, Emma a désormais tout le loisir de repenser à sa journée d’hier. À cette interaction surprise sur la plage, et à cette approche aussi polie que charmante pour obtenir son numéro. Elle a accepté pour le plaisir de continuer la conversation et se donner la chance de choisir elle-même ce qu’elle ferait de cette rencontre. Elle n’en attendait rien de particulier, car elle n’a pas d’attente spécifique concernant ses rencontres. Elle ne cherche rien de sérieux, ni de plaisir à consommer rapidement… elle laisse la porte ouverte aux amitiés et à la spontanéité. Pour autant, ayant été élevée dans une société qui aime romantiser les interactions, elle ne peut que voir là le début d’un scénario de film de Noël.

Mais elle est déjà bien occupée avec Anissa, son date initiale, rencontrée il y a plusieurs mois sur une application de rencontre ; qu’elle avait perdue de vue, puis retrouvée dans le gouffre des messages jamais ouverts ou laissés sans réponse par lassitude. Le supermarché des applications a un côté aussi addictif que lassant, face à cette immense vague d’attention et d’interactions.

Désormais, elles se parlent de nouveau depuis presque deux semaines, et toutes les deux y mettent une énergie similaire pour apprendre à se connaître et passer du temps ensemble.

Des moments doux et solaires, riches de conversations et d’activités, mais également, depuis quelques jours, du flirt sensuel et patient de celles qui aiment jouer avec la situation, tout en sachant pertinemment qu’elles finiront par craquer… pour croquer à pleines dents dans ce plaisir que l’imagination a eu le temps de fantasmer.

Son téléphone vibre sur la table. C’est justement Anissa qui lui répond, et qui lance une toute autre conversation…

- Le cadre d’hier aurait été idéal pour un bain de minuit, une fin de journée avec personne aux alentours 👀

Emma esquisse un sourire en coin dans un léger soupir, et ne perd pas de temps pour répondre :

- C’est vrai. Tu n’y penses que maintenant, c’est dommage…
- Ah oui ? Tu aurais été assez aventurière pour te mettre nue pour la première fois avec moi dans ce contexte ?

- Ç’aurait été amusant de pouvoir se voir au crépuscule, un avant-goût agréable à regarder et à toucher, peut-être…

- Emma, tu penses vraiment que ça n’aurait été qu’un avant-goût ? Nous deux, nues dans la mer, proches l’une de l’autre, sans personne autour…

Le serveur pose la commande sur la table, alors que son esprit est tourné vers cette plage et ce scénario fictif. Elle a comme un sursaut de chaleur au bruit de la tasse sur le métal.

Il commence à faire chaud… ou ce n’est localisé que sur son visage ? Elle remercie le serveur avec un air aussi naturel que possible, alors qu’elle n’a qu’une envie : imaginer comment la mer aurait bercé leurs corps enlacés, se rencontrant pour la première fois.

Un nouveau SMS rattrape sa minute de retard dans la conversation :

- J’imagine ton corps contre le mien, son goût salé sous mes dents.
- Tu veux me mordre ?
- Bien plus encore. Goûter ta peau, partout, te caresser, t’embrasser bien plus encore, et surtout bien plus bas.

Ce n’est pas faux : ce pique-nique a été témoin d’embrassades passionnées et provocantes qui n’attendaient qu’une étincelle pour glisser d’embrasser à s’embraser ensemble… Elle regrette finalement d’avoir choisi de prendre son petit-déjeuner à l’extérieur. Elle croise les jambes, serrant son jean contre elle, et rêve de pouvoir rentrer chez elle pour continuer cet échange de sextos et les intensifier.

- La prochaine fois, tu viendras pique-niquer dans mon lit… Là, tu me tortures, je dois aller au taff 🙅‍♀️

- Et moi, je suis dans mon lit, libre de mes mouvements, à penser à toi…

Emma soupire et commence enfin son café, désormais tiède. Avant d’envoyer un dernier message, pleine de bonnes résolutions :

- Pour mon bien, je vais t’ignorer, parce que je suis en terrasse et je vais devoir aller au taff. Tu me tortures et je n’ai nulle part où en profiter…

Elle bouge un peu sur sa chaise, soupirant en cherchant à se rasseoir sans exercer cette pression délicieuse entre ses jambes, qui souligne encore davantage son envie d’être ailleurs qu’ici.

Son téléphone vibre de nouveau, mais elle ne le regarde pas tout de suite. Elle cède finalement, pensant qu’Anissa vient lui raconter comment elle joue de la mélodie sur son propre corps… Mais non, c’est Jules qui envoie (enfin) son premier message. Ouf, sauvée : elle a une autre conversation pour penser à autre chose. Et elle ne perd pas de temps pour répondre, alors qu’Anissa passe poliment à autre chose pour ne pas rompre la conversation par un silence gênant. Bien que c’est une ambiance particulière de parler travail juste après quelques textos enflammés.

Un petit-déjeuner tiède, le corps sensiblement plus chaud que la normale, elle croque son croissant comme sa conversation avec Jules, qui ne manque pas d’humour et contribue à lui faire retrouver son état normal — bien qu’un sourire reste désormais scotché à ses joues. La bonne humeur du matin ? Le plaisir d’un petit-déjeuner touristique ? Ou d’une conversation agréablement divertissante tout en sachant qu’elle est désirée ailleurs ?

Elle déchire un nouveau morceau de son croissant, le trempe dans son café avant de le croquer, alors que son portable vibre deux fois. Anissa vient-elle alimenter les braises de son désir, ou discuter d’autres choses ? Ou bien Jules lui envoie-t-il la vidéo du spectacle dont ils viennent de parler, avec un commentaire en plus ?

Elle rallume l’écran en veille et découvre, surprise, deux invitations à se voir ce soir. Par Jules, et par Anissa.

Décidément, ils se croisent souvent sans s’en rendre compte. Elle va devoir choisir avec qui passer sa soirée…

« Tu rentres et tu m’attends proche de l’entrée, pas la peine de t’installer. »

Elle a dit d’accord, mais finalement, ce n’est pas si clair que ça comme indication pour se retrouver.

Immobile dans l’entrée, Emma observe : le Comedy Club est déjà bien animé, que ce soit sur l’estrade où l’on prépare la partie technique, parmi les spectateurs qui s’installent tranquillement, ou vers le bar déjà bondé…

Elle se demande si c’est une bonne idée de venir en date sur le lieu de travail d’Anissa. Elle se sent un peu intimidée par la situation. Va-t-elle réussir à profiter de sa soirée ? Parce que, quand la patronne est là, on a naturellement tendance à la solliciter pour régler les problèmes, non ?

- Bonsoir, ça va ? Tu as trouvé facilement ?

Comme sortie de l’ombre, Anissa apparaît, joviale, une pinte à la main, faisant sursauter Emma qui met deux secondes à répondre.

- Oui, pas de problème. Ne me dis pas qu’on reste debout ?

Elles rigolent toutes les deux, échangent une bise glissante et une main dangereusement placée dans le bas du dos. Un frisson traverse Emma alors qu’Anissa s’éloigne déjà — bien trop tôt à son goût — pour lui indiquer de la suivre jusqu’à la meilleure place de la salle.

Une table sur le côté, encore bien placée vis-à-vis de la scène, parfaite pour profiter de la soirée tout en discutant et en grignotant quelques tapas à l’abri des regards centrés sur l’estrade.

Parfait pour un date, effectivement !

- L’avantage de flirter avec la patronne, je garde la meilleure table…

- Et en plus elle livre les bières, que demander de plus ?

Emma prend la bière qu’Anissa pose devant elle, alors que la jolie patronne s’approche de son oreille pour murmurer d’une voix suave et provocatrice :

- Une culotte en moins, peut-être ?

Emma sent le rose lui monter aux joues, surprise d’être aguichée aussi vite, surtout dans un lieu public — et en particulier sur le lieu de travail d’Anissa. Mais ce n’est pas que de la surprise : l’idée lui plaît. Maintenant ou ailleurs, audace ou confort… la soirée s’annonce délicieuse. Notre protagoniste ne perd pas la face et réplique avec malice, accompagnée d’un clin d’œil :

- Quand on est poli, on commence par un baiser, généralement.
- On s’est pourtant déjà bien embrassées à la plage…

Sans perdre de temps, Emma se penche pour poser ses lèvres sur celles d’Anissa. Le petit baiser devient rapidement une embrassade lente et langoureuse, qui encourage les mains à se glisser sur la joue ou sur la taille.

Le bruit autour d’elles est celui d’une ruche, un fond sonore bruyant, mais complètement effacé par le souffle d’Anissa et les battements du cœur d’Emma qui résonnent dans sa poitrine et jusque dans ses tempes. Quelques secondes qui paraissent aussi longues qu’intenses, et déjà c’est la fin de ces retrouvailles corporelles. Le regard brillant, les pommettes remontées, elles se fixent en silence, alors que les lumières de la salle s’éteignent par endroits pour tamiser l’ambiance. La première humoriste entre en scène sous un tonnerre d’applaudissements encouragé par le présentateur — un discours d’introduction qu’aucune des deux jeunes femmes n’écoute vraiment.

Côte à côte, bière à disposition et blagues plus ou moins drôles, Emma passe une bonne soirée. Entre quelques tapas, elle murmure à l’oreille d’Anissa, qui lui répond de la même façon. Mais elle trouve le temps long de ne pas pouvoir embrasser davantage son entrepreneuse préférée. Alors, elle profite de la semi-obscurité pour passer sa main sur la cuisse d’Anissa et y faire bouger ses doigts innocemment. Après tout, tout le monde apprécie les papouilles, non ?

Au bout de quelques minutes, Anissa fait glisser la main d’Emma un peu plus au centre, un peu plus à l’intérieur… Sans un regard, sans un mot… Une invitation audacieuse ? Une préférence personnelle ? Ce n’est pas très clair.

Mais Emma n’a pas le temps de s’informer de ses envies : le téléphone d’Anissa s’allume sur la table, silencieux heureusement, mais avec un écran d’appel. Elle raccroche sans un mot, puis un SMS s’affiche aussitôt. D’un coup d’œil, Emma comprend que son date ne va pas se terminer comme elle l’espérait. Elle retire sa main et laisse son crush répondre à quelques messages, avant que celle-ci ne s’excuse : urgence perso, elle doit partir…

Finalement, ce n’est pas le travail qui vient perturber ce rendez-vous — pas un problème de gestion du Comedy Club — mais une urgence personnelle dont Emma n’aura aucune explication. Juste des excuses et la promesse de reprogrammer quelque chose.

La voilà désormais seule, un sourire poli sur le visage, mais sans enthousiasme. Bon… Emma aime bien les en-cas, mais elle aimerait bien passer, enfin, au plat de résistance. Elle a assez attendu le service, non ?

Elle termine sa bière, et à la sortie de l’humoriste, elle se lève pour partir. Autant rentrer : elle se sent mal à l’aise d’être ici toute seule.

- Emma ?

Une voix masculine inattendue, et pourtant pas inconnue.
- Jules ?
- C’est marrant de se croiser ici ! Tu es venue seule ?

Il tient un plateau de verres maladroitement — donc il ne travaille visiblement pas ici — et fait probablement le service pour sa table, une sortie entre amis sans doute.

- Euh… non, mais je vais rentrer, vu que je le suis maintenant. On s’écrit ?

Elle attrape son sac et s’apprête à partir, n’ayant pas envie de s’incruster à un groupe d’amis qu’elle ne connaît pas.
- Attends, je dépose ça !

Il disparaît dans les allées bondées, et Emma s’avance vers la sortie, n’ayant aucune envie de se retrouver debout au milieu de la salle pendant le changement d’humoriste. Arrivée proche de la porte, une main masculine la pousse pour elle.

- Tu n’es pas très patiente, je peux sortir avec toi ?

Un sourire éclatant, des plis aux coins des yeux : Jules porte parfaitement bien le prénom d’une expression romantique. Elle hoche la tête et retrouve l’air doux d’une fin de journée d’été.

Jules, dans son enthousiasme, lance la conversation avec une facilité déconcertante, et Emma se laisse entraîner dans cette joie communicative qui apporte un peu de lumière à cette fin de soirée gâchée. Flirtant avec une bonne humeur nouvelle, repoussant ses cheveux et offrant la sensualité de sa nuque au regard pétillant de Jules, elle frôle ses mains dans une attraction spontanée. Son parfum lui semble soudainement évident, omniprésent dans cet espace réduit entre eux, malgré l’immensité du trottoir. Ses yeux lui paraissent plus détaillés encore que sur la plage.

Elle a envie de le croquer, soudainement. De faire de lui ce repas tant attendu depuis des jours. Il lui plaît alors qu’elle ne l’a pas cherché, et lui non plus : c’est spontané, pétillant, attirant.

Jules est une rencontre inattendue, surprenante et joyeuse. Une personnalité qu’on n’oublie pas, et que le destin, le hasard ou n’importe quoi d’autre a décidé de placer sur son chemin à la moindre occasion. Le monde est petit, comme le dit l’expression.

Un verre en main, le regard perdu dans le regard de Jules, elle parcourt des yeux les plis malicieux de ses yeux, la forme de son visage, le dessin de ses lèvres. Le son de sa voix berce ses réflexions, une distraction légère qui lui fait oublier que son date n’a désormais plus aucun sens. Elle est venue en pensant repartir passer la nuit avec Anissa, pour finalement boire un verre avec Jules.

Ce retournement de situation n’est finalement pas si désagréable… Jules a l’art de la discussion, et la terrasse où ils sont installés est plutôt calme, ce qui leur permet de s’entendre parler tout en ayant le bénéfice du camouflage sonore de la foule.

Le temps passe aussi vite que lentement, comme s’il avait ralenti autour d’eux, mais s’accélérait pour le reste du monde. Tout ce temps, Emma hoche la tête en réaction à la conversation, répondant avec l’entrain et l’enthousiasme des premières conversations pour apprendre à se connaître. Elle ne voit pas le temps passer, rit parfois, sourit bêtement souvent, et, au détour d’une conversation passionnée, hoche la tête vivement en buvant son verre. Évidemment, son contenu coule sur son menton et son cou, quelques gouttes s’imbibant même dans son haut, alors qu’elle place sa main maladroitement pour tenter de contenir le liquide fuyant.

- Oh, je suis bête !

- Ça arrive ! Mais bon, on évite de hocher la tête en buvant, généralement.

Emma ne peut s’empêcher de rire de sa maladresse. Elle a tendance à être drôle à ses dépens, alors finalement cette situation n’est pas si inhabituelle. Quand elle est trop concentrée sur un sujet, elle oublie le contexte et les détails du quotidien : être au téléphone et mettre la télécommande dans le frigo, sortir trop de couteaux tout en préparant à manger, rater son bus en écrivant un mail, etc.

Emma tapote son haut avec une serviette :

- C’est vrai, je ne vois vraiment pas pourquoi, franchement.

- Pour éviter d’avoir le visage au goût de sa boisson, par exemple.

Il approche une serviette de son visage, se penche vers elle pour essuyer son cou, tapotant doucement. Il est soudainement beaucoup plus proche, penché vers elle ; elle peut presque sentir son souffle sur sa peau humide. Il fixe sa peau, avant de fixer son regard dans un silence de quelques secondes, qu’Emma saisit comme une opportunité :

- Les lèvres, plutôt ?

- Je sais pas, il en reste ?

- Je crois… il faut goûter, je pense…

Pas besoin d’attendre que Jules saisisse l’opportunité : elle pose ses lèvres sur les siennes. La pression de ses lèvres tendres sur l’humidité de sa boisson, sa langue taquinant ses lèvres avant de venir rencontrer la sienne. Il est visiblement ravi de cette audace, répondant à son baiser avec entrain tout en découvrant le rythme de l’autre. Un premier baiser pas si timide, mais encore maladroit de cafouillage, que le second règle sans avoir besoin de prononcer un mot.

Jules reprend sa place sur sa chaise, tout sourire :

- Des lèvres agréables à embrasser.

Emma a un petit rire, termine son verre en regardant ailleurs, par timidité soudaine ou pour respirer, cherchant de l’audace à nouveau :

- Tu tournais tellement autour du sujet, tu manques d’audace.

Petit clin d’œil provocateur pour accompagner sa remarque, qui fait mouche au vu du mouvement de sourcil de Jules. Il ne prend pas la peine de répondre avec des mots, mais avec des gestes. Il glisse sa main sur la joue d’Emma, laisse le temps se dilater en plongeant son regard dans le sien tout en approchant son visage pour installer la maîtrise du moment, pour l’embrasser avec une lenteur contrôlée. Emma sent un frisson glisser de sa joue à sa nuque et parcourir son dos, ne lui laissant d’autre choix que d’admettre que Jules sait y faire et que l’alchimie est bonne entre eux. Il retire sa main pour la glisser sur sa hanche, se rapprochant un peu plus d’elle, exerçant une légère pression qui témoigne d’un geste sûr de lui, qui n’est pas là parce qu’il est coutume de placer sa main ici. Il n’a visiblement pas envie de se montrer timide, ni de laisser penser qu’il manque d’audace, ni qu’il n’est pas ravi de l’évolution de la situation.

Ils prennent le temps de s’amuser l’un de l’autre, de se rapprocher, de jouer du contact, mais aussi de son absence pour mieux revenir. Un jeu d’adultes espiègle, qui aurait du mal à s’arrêter à un simple bonsoir, en somme. Jules propose pourtant d’aller payer tout en se levant, lui intimant de ne pas se lever, tout en s’éloignant avec un “ça me fait plaisir, c’est pour moi”. Ce qui donne l’occasion à Emma de proposer de terminer la soirée chez elle : ça lui fait plaisir également, après tout… Jules a un sourire entendu, de celui qui sait déjà ce qu’il va répondre, mais aime se laisser désirer. Et il a bien raison, le jeu n’en est que d’autant plus amusant.

Elle replace ses cheveux, et jette un œil à son portable qui clignote d’un message lumineux.

Anissa s’excuse, annonce que son problème perso est réglé et que, pour se faire pardonner, elle l’invite chez elle. Un pâle résumé de l’intensité des excuses et de la compensation au programme à peine dissimulé. Oh, décidément, elle se trouve à la lisière de nombreux chemins en ce moment…

Les chaussures sagement laissées dans l’entrée, les verres d’eau de politesse à peine entamés sur le bord de la table… au premier coup d’œil, rien ne laisse deviner ce qui se passe au bout du couloir. En s’avançant davantage, ce haut abandonné au seuil de la chambre, et cette robe qui choit à son côté, sont de bons indices de l’aisance et de la fluidité avec lesquelles Jules et Emma se sont trouvés.

Ils n’ont ni la patience ni le besoin de faire traîner les choses davantage. À l’aise avec leurs corps, leurs envies, et sans craindre les instants sans promesse d’éternité, ils s’embrassent très vite, laissent leurs mains glisser sur les vêtements, puis rapidement dessous, pour se déshabiller.

Debout dans la chambre, en culotte dans les bras de Jules, Emma a le visage enfoui dans son cou brûlant, qu’elle embrasse jusqu’à l’épaule avant de mordre légèrement la peau. Il frissonne sous ses lèvres et embrasse sa tête, respirant fort dans ses cheveux, tandis que ses mains descendent dans son dos jusqu’à ses fesses qu’il saisit avec envie.

Emma adore cette pression ferme, ces grandes mains qui la prennent sans faire semblant d’être timides. Elle relève la tête pour l’embrasser avec passion, le souffle brûlant, la respiration désordonnée cherchant son rythme dans ce baiser interminable.

Leurs mains ne savent plus où aller, explorent ce qu’elles peuvent atteindre, mais se heurtent vite à la frustration de la distance. Emma s’arrache au corps de Jules et plante son regard provocateur dans le sien, reculant de quelques pas, la tête haute, la poitrine se soulevant au rythme de sa respiration profonde.

— Tu viens ?

Elle s’assoit sur le bord du lit, sans le lâcher des yeux, et écarte les jambes lentement, comme une invitation… ou une provocation à saisir.

Jules s’avance, se place entre ses cuisses, encore debout, l’obligeant à lever la tête, le visage si proche de son entrejambe trop serré dans le tissu. Emma ouvre la bouche, la referme, se mord les lèvres en silence. Érotique. Provocante. Désirable. Et parfaitement consciente de l’être.

Il caresse ses cheveux, se penche vers elle et murmure à son oreille, d’une voix grave chargée de désir :

— Je peux te goûter ? Ou tu préfères juste les doigts ?

— Ta langue entre mes cuisses…

Il descend alors, embrassant ses lèvres, son cou, son épaule, son torse, son ventre, ses cuisses… Il s’arrête, fouille dans la table de chevet, en sort un ou deux emballages. Emma ne compte pas, mais comprend tout de suite : il se protège. Elle aime ça. Elle adore même ne pas avoir à le demander. Il le fait, parce que c’est une évidence, et rien n’enlève à l’érotisme du moment.

Il écarte sa culotte, sans l’enlever, pour y glisser un doigt curieux, taquin, qui effleure le clitoris et les lèvres. Il revient appuyer sur le capuchon, puis embrasse par-dessus le tissu, sur le sexe d’Emma qui gonfle d’excitation. Sa respiration devient plus forte, ponctuée d’un gémissement volontaire, quand il baisse sa culotte sans vraiment la retirer (ce détail l’excite encore plus) avant de placer une digue qu’il tient de ses deux mains, pour entamer un jeu de langue curieux, explorateur, attentif à ses réactions corporelles autant qu’à ses indications orales pour intensifier son plaisir.

Désireuse de plus d’intensité, Emma s’allonge sur le lit, les fesses mieux placées pour que l’implication de Jules ne se perde pas en sensations inutiles, et aussi pour lui faciliter la tâche.

Elle aime sa proposition créative, il s’en sort très bien, mais après quelques minutes de se plaisir parfaitement maitrisé qui lui a fait perdre la notion du temps, et lui a déjà donné deux fois la sensation qu’elle allait exploser sous la chaleur de son corps… Elle a aussi envie d’agir. Elle se redresse sur les coudes. Jules s’arrête net, attentif à son consentement.

— Viens sur le lit, mets-toi sur le côté, j’ai envie de participer avec ma langue, moi aussi…

Il rit légèrement et retirer son boxer, avant de s’installer comme elle le lui indique, lui tendant un préservatif.

— Tu veux le mettre ou je le fais ?

— Je veux bien que tu le mettes, j’ai peut-être un peu perdu la main. J’étais plutôt clito, ces derniers temps.

Clin d’œil provocateur. Ils rient tous les deux à sa remarque, pendant que Jules enfile rapidement le préservatif, pressé de continuer ces délicieux instants et de découvrir les talents buccaux de sa partenaire.

Emma se tourne dans l’autre sens, dans une sorte de 69 sur le côté, une position qu’elle préfère, pour prendre en bouche l’érection de son partenaire.

Elle n’a peut-être pas pratiqué de fellation depuis un moment, mais se souvient parfaitement des conseils reçus. Elle commence donc par faire monter le désir, en embrassant tout le long, sans oublier les testicules, alternant petits coups de langue et caresses, laissant traîner sa langue sur toute la longueur.

Jules respire de plus en plus fort, gémit parfois, perd la tête quand elle prend son gland en bouche, l’aspirant avant de l’avaler plus profondément.

Il serre les draps, frissonne quand elle fait rouler ses testicules dans sa main. Il n’a rien à lui conseiller, si ce n’est d’éviter de trop insister sur le gland, très sensible. Sentir son souffle entre ses cuisses, la chaleur et l’humidité de sa bouche et cette pression parfaitement maitrisée… il avait du mal à rester lucide pour parler et donner des conseils qui n’auraient été qu’accessoire. Son seul regret, c’était de ne pas pouvoir bien la voir en action, voir ses yeux brillants de plaisir et d’excitation à lui en donner, la bouche occupée à des jeux de langue inoubliable.

Emma le laisse sortir de sa bouche, un filet de salive se formant entre eux. Elle en rajoute, tirant la langue volontairement, commentant de façon érotique le moment, pour amplifier le plaisir de Jules. Elle est trempée à l’idée de lui donner autant de plaisir. L’entendre gémir, le voir bouger instinctivement les hanches, demander plus… tout ça l’excite follement.

Alors qu’elle fait courir sa main sur cette partie du corps palpitant, il se redresse, les yeux brillants, les joues rouges, les cheveux défaits. Il est terriblement sexy comme ça.

— J’ai quelques trucs à ajouter, si tu veux…

— Ah oui ?

— J’ai des menottes. Et Aube…

— J’adore… tu veux que je les utilise sur toi ?

— Je veux bien. Je te laisse le choix de l’accessoire…

Emma se penche vers lui, et, sans arrêter son mouvement de poignet, l’embrasse avec fougue, brûlante de désir à l’idée d’essayer un accessoire sur un partenaire aussi entreprenant.

Aube ou les menottes… il lui laisse le choix…

- Pourquoi choisir ?

Elle embrasse Jules, collant son corps contre le sien en même temps qu’elle glisse sa langue contre la sienne, l’effleurant avec lenteur, tournant autour avec gourmandise alors que ses mains s’agrippent à sa peau fermement. Elle dévore ses lèvres, enflammée par l’idée d’ajouter des accessoires, de donner du plaisir, d’inverser les rôles.

La pièce semble embrumée par la chaleur de leurs corps ensemble, ou bien ce sont seulement ses yeux qui ne voient plus rien d’autre que sa peau, son corps, ses lèvres et son regard brillant. Elle reprend son souffle, il lui lèche le cou, la fait frissonner, avant de s’éloigner pour ouvrir un tiroir et sortir les accessoires attendus.

Aube, par sa couleur d’abricot et sa forme tout en courbe, se détache sur les draps, avant de se perdre dans les rubans de soie des menottes d’un orange flamboyant, à l’image du moment : flamboyant, lumineux, passionné. Emma attrape les menottes, fait glisser le tissu entre ses doigts et, d’un air de provocation, tire le tissu d’un coup sec en fixant Jules. Il rigole, elle aussi.

C’est spontané, joyeux, elle aime ce moment tout en légèreté, qui lui laisse l’opportunité d’explorer. Elle ne se sent pas dans un rôle de dominatrice en s’approchant telle une panthère de lui, en appuyant sur son torse pour le faire s’allonger dans le sens du lit.

Les deux se fixent, se provoquent du regard. Il joue le jeu de se laisser guider dans ce moment qu’il a désiré. Emma ne se prétend pas experte, elle n’a d’ailleurs jamais trop pratiqué dans l’univers cuir et jeux de rôle, elle aime juste explorer les rôles, les sens, les opportunités.

Jules n’a pas exprimé de souhait de domination, il a simplement souhaité éveiller ses sens, et lui confirme d’une voix qui roule au fond de sa gorge :

- Je préfère les yeux bandés, et si j’utilise trop mes mains pour te taquiner, tu pourras m’attacher en plus…
- OK, on verra si tu arrives à être sage… Je ne suis pas trop à l’aise avec un jeu de rôle trop intense. Si tu dis stop pour moi, c’est pour de vrai, donc pas de safe word différent des vrais mots, d’accord ?
- Ça me va, comme ça je peux te guider aussi sur les intensités.

Consignes claires, les yeux brillants d’impatience, la soie qui glisse sur son torse de façon désordonnée, comme en suspens dans le temps, en attente de confirmation que oui, cette douce paire de menottes pourra bien servir.

Il hoche la tête, et une des menottes en soie se glisse autour de ses yeux, opaque et confortable. Il est désormais aveugle, perdant temporairement la vue dans un nœud assez solide pour ne pas glisser. L’anneau en métal se balance un instant sur sa tempe alors qu’il s’appuie sur le matelas. Beaucoup plus froid que sa peau, il lui donne un petit sursaut maintenant que ses autres sens deviennent plus sensibles.

Cet anneau, aux yeux d’Emma, est tel un bijou offrant de nouvelles possibilités de jeux : patient, disponible, peut-être même pas utilisé aujourd’hui. Ça rend le moment encore plus excitant, toutes ces possibilités, cette confiance en elle qu’il place, ce pouvoir des sens et du plaisir qu’elle a entre les mains.

Elle prend un instant pour observer Jules, allongé sur le lit, la courbe de son visage et de ses lèvres entrouvertes, son corps humide par endroits, sa langue, ses mains, la sueur de leurs échanges aussi, son intimité encore dressée et gonflée de plaisir, impatiente que la suite arrive.

- T’es canon.

Il esquisse un sourire, qu’elle imagine faire plisser ses yeux. Emma n’attend pas de réponse et se contente de venir s’approcher de son visage comme pour l’embrasser, le laissant tendre les lèvres pour recevoir un baiser qu’il pense avoir ; sans lui offrir pour autant, préférant se diriger vers son cou pour le lécher, l’embrasser.

Dans le même geste, elle a attrapé Aube et le lubrifiant, pour les avoir à portée de main. Elle fait glisser Aube sur son torse, sur ses hanches, ses cuisses, et commence une masturbation pendant ce jeu de piste de plus en plus tentant. À mesure de sa descente, Jules ouvre les cuisses, signe d’un désir brûlant, d’une impatience qui le fait palpiter dans sa main, et qu’elle sent à travers le latex qui l’entoure.

Elle laisse Aube sur le creux de sa hanche, et glisse un doigt dans un préservatif qu’elle couvre généreusement de lubrifiant à base d’eau en texture riche. Cette zone, riche en terminaisons nerveuses, a besoin d’un lubrifiant confortable et infaillible pour ne pas couler et ne pas sécher. Ne connaissant pas la sensibilité de Jules sur la zone de ses fesses, elle préfère ajouter du lubrifiant directement dessus également.

Elle n’a pas le temps de commencer un seul geste avec son doigt qu’il a un sursaut lié à la température très contrastée. C’est un peu froid effectivement, mais suffisamment pour donner un sursaut et un frisson qui dresse les poils de ses bras. Emma murmure un « oups », et commence un massage circulaire autour de cet anus curieux d’être exploré. Des gestes lents, à la pression aléatoire, parfois appuyée, parfois légère, parfois en cercle, parfois en tapotement.

Il se détend un peu plus à chaque geste, et ses jambes pliées peinent à rester statiques. Elles s’ouvrent davantage, se soulèvent quand il monte le bassin, quand elle feinte de s’éloigner, quand son doigt commence à s’insérer.

Emma lui demande de se laisser gémir, qu’elle trouve ça sexy, qu’il l’est. Il se laisse de plus en plus aller, et elle enfonce son doigt plus loin, d’une phalange d’abord, qu’elle ressort entièrement avant de revenir, puis elle réalise de petits cercles avec cette phalange en lui. Il adore, il serre les draps dans ses mains et gémit qu’elle fait ça très bien, qu’il adore. Il lui demande si elle aime faire ça.

Évidemment qu’elle aime faire ça, elle adore le voir fondre sous ses doigts, lui donner ce plaisir qui lui fait perdre la tête, capter chaque geste et respiration de son corps qui parfois se bloque d’impatience, se relâche subitement. Il demande plus, plus loin. Alors la suite de son doigt s’enfonce en lui, tapote cette paroi interne à la recherche d’une prostate dont elle ne se souvient plus précisément de l’endroit. C’est un peu flou, la carte du corps humain, surtout avec un nouveau partenaire.

De sa deuxième main, elle serre son sexe, et fait assez peu de mouvement : uniquement une pression qui monte et descend lentement, parce que non, elle n’est pas vraiment capable de faire deux gestes différents par main, mais serrer suffit ici.

- J’ajoute Aube ?
- Oui ! Joue avec. Joue avec moi.

Cette voix rauque, qui roule dans sa gorge de plaisir, le cerveau embrumé par les sens qui s’emportent. Elle retire son doigt, et ajoute du lubrifiant sur Aube qu’elle présente entre ses fesses. Joueuse, elle le fait appuyer légèrement à l’entrée, manifester sa présence, son arrivée, dans une lenteur cruelle quand on en veut plus.

Il bouge des hanches, cherche davantage de sensations. Alors Aube entre, son premier diamètre avalé par ses fesses dans un long gémissement. Elle ne bouge plus, le laisse apprécier, sentir pleinement cette présence plus épaisse qu’un doigt. Aube et sa forme progressive permettent cette pause, mais aussi le jeu suivant : de petits va-et-vient où tout juste la base de la tête presse sur la sortie en le ramenant vers elle, avant de s’enfoncer de nouveau de quelques millimètres, bien suffisant pour lui donner envie de bouger les hanches pour accompagner ce geste progressif en sensations, et déjà si agréable.

Emma est trempée, elle sent son clitoris si gonflé qu’elle bouge ses hanches instinctivement elle aussi. Elle veut être stimulée, massée, masturbée, peu importe. Elle finit par enjamber Jules et appuyer sa vulve contre sa jambe pour se frotter et se donner du plaisir sur lui, tout en lui en donnant de ses deux mains.

Elle pousse davantage Aube, le fait s’enfoncer plus loin, serre plus fort encore son sexe dans sa main, et avant d’arriver à la fin d’Aube, la ventouse s’arrête à ses fesses. Il gémit plus fort encore.

- Viens sur moi, j’en peux plus.

Il se redresse sur ses avant-bras, comme pour la chercher. Emma n’a pas besoin de plus. Elle se redresse, l’enjambe vraiment et s’enfonce sur lui. Il est brûlant en elle, elle le sent pousser les parois de son intimité humide, et elle se félicite d’avoir appliqué du lubrifiant sur le préservatif plus en amont pour ne pas avoir à y penser maintenant.

Elle retire le latex de son doigt, et soupire dans un gémissement retenu quand son bassin s’arrête sur le sien. Assise et droite sur lui, elle se sent puissante, désirable, désirée, et prend un instant pour le contempler avant de commencer à bouger des hanches, en s’appuyant d’une main sur son torse. Elle gémit elle aussi, se laisse aller à des vocalises profondes qui viennent du fond de la gorge.

Le temps semble s’écouler lentement, et à la fois très rapidement, elle ne sait pas combien de mouvements elle a faits, ni qui a retiré la soie autour des yeux de Jules, ni à quel moment elle a fait cette trace de morsure.

Ce dont elle se souvient très bien, c’est d’avoir joui au moment où il pinçait ses tétons. Cette sensation de vague qui monte, puis de bulle de savon qui explose soudainement pour la laisser sans voix, sans force, et l’esprit embrumé…

Jules l’invite à s’allonger sur le côté, ayant terminé un peu plus en amont mais n’ayant pas souhaité la couper dans son élan. Avoir un orgasme en même temps arrive assez rarement, et prendre soin du plaisir de l’autre quand on a atteint le sommet en premier est la moindre des choses quand on partage un moment à deux.

Mais pour autant, ça lui fait toujours plaisir de savoir que son partenaire a pris le soin de continuer à bouger et surtout à être créatif pour amplifier son plaisir jusqu’au bout, et ne pas la laisser sur le côté.

Le souffle court, de la sueur dans le bas du dos et pas seulement, Emma affiche un sourire embrumé, et souffle simplement :

- T’as aimé ?

Emma sent pleinement le manque de sommeil ; disons que la nuit dernière, elle a finalement assez peu dormi, bien qu’elle soit rentrée chez elle ensuite. Emma n’aime pas trop rester dormir sur place, elle préfère toujours pouvoir se détendre et dormir dans son lit, même si elle doit faire le trajet en pleine nuit. Elle n’a aucune idée de l’heure, et après avoir somnolé sous la couette, elle se lève enfin pour entamer sa routine du premier jour de week-end.

Elle vaque à ses occupations, écoute quelques vocaux d’Anissa et répond à quelques SMS de Jules tout en prenant son temps pour répondre à l’une et à l’autre. Anissa propose de se voir et d’organiser à son tour le pique-nique, mais au bord de la rivière cette fois, pour se faire pardonner d’avoir dû écourter le date. Emma ne lui en tient pas rigueur, mais accepte volontiers le rendez-vous si gentiment proposé.

— Avec plaisir, j’espère que tu as prévu des surprises !

— Bon petit plat, une boisson rafraîchissante, une jolie vue 👀

— On parle toujours de la rivière ?

— Oui évidemment… mais aussi d’une peau qui me donne chaud, de fesses généreuses, de cheveux brillants au soleil, d’un parfum qui m’envoûte…

— Ça a l’air bien sympa tout ça, il ne faut pas que j’oublie mon maillot alors.

Emma a un sourire et se met à rassembler ses affaires en vue de son rendez-vous de l’après-midi. Mine de rien, elle n’a pas beaucoup de temps.

Elle enfile son maillot sous ses vêtements, glisse une serviette dans son sac, une culotte de rechange, de l’eau, et le trio incontournable : chapeau, crème solaire et lunettes de soleil.

— J’ai hâte de pouvoir embrasser plus que tes lèvres, de caresser ta peau, la sentir contre moi dans l’eau froide…

— Anissa, tu es bien poétique aujourd’hui…

— J’ai dit que je devais me faire pardonner 👀

Emma rigole toute seule, secoue la tête en fermant son sac, prête pour les retrouvailles à la rivière, puis prend quelques minutes pour ranger son appartement avant de se mettre en route vers le lieu de rendez-vous.

Allongée sur sa serviette, appuyée sur ses coudes, le regard posé sur la rivière bondée de familles et de groupes d’amis venus profiter d’un week-end d’été, Emma se dit bien que le programme plus adulte d’Anissa risque d’être compromis. Tant pis, ce sera une après-midi de repos ; après sa courte nuit, ça ne lui fera pas de mal.

Anissa arrive pile à l’heure convenue, chargée de plusieurs sacs contenant le pique-nique idéal et ses propres affaires. Elle pose tout à côté de sa dulcinée, soupire et regarde la foule profitant de l’air de la nature.

— Il y a du monde.

— C’est le week-end en même temps, c’était un peu idéaliste de t’imaginer seule avec moi sur la rive.

Elle rigole toute seule à sa taquinerie, puis laisse Anissa s’installer avant de l’aider à sortir le repas.

Les deux protagonistes mangent en discutant d’une chose et d’une autre, avant de jouer à un jeu de cartes. Le temps est bon, le vent léger et le soleil généreux sans être cruel : idéal pour un après-midi en extérieur. L’eau, un peu plus bas de leur position, apporte la fraîcheur nécessaire pour l’été et un bruit de fond réconfortant sans être aussi envahissant que la mer. Le bruit le plus présent ? La foule venue profiter, les familles en train de jouer et les amis se chamaillant une balle dans l’eau.

Finalement, Emma se lève après une bonne heure espacée du repas, s’étire, et retire sa jupe en prenant soin de bien se baisser pour tendre ses fesses en maillot de bain et provoquer Anissa.

— Je vais me rafraîchir, si ça t’intéresse ?

Un clin d’œil, et la voilà déjà en route vers le bord de l’eau pour tromper au moins ses orteils. Elle n’a jamais le courage de se baigner dans l’eau naturellement plus froide du cours d’eau, mais à peine a-t-elle les orteils dans la rivière qu’Anissa enlace ses épaules et avance d’un grand pas. La voilà à progresser dans le froid, entre petits cris et débattements de chamaillerie, ce qui fait rire Anissa, qui l’encourage à avancer jusqu’à avoir de l’eau jusqu’aux hanches en restant debout. Emma frissonne, et regarde Anissa se baisser, s’accrochant aux cailloux pour être immergée et l’encourager à la rejoindre. Quitte à être là, autant prendre son courage à demain, et elle aussi s’assoit presque dans l’eau.

C’est glacial, un frisson parcourt sa peau jusqu’à sa nuque, faisant pointer ses tétons et secouer son corps dans un petit gémissement désagréable.

Anissa l’attire vers elle, et cale son corps contre le sien :

— Oh, tu frissonnes, viens là.

— Tout ça pour m’avoir contre toi.

— Ça te déplaît ?

— Non, c’est plutôt agréable…

Dans les bras d’Anissa, le corps soulevé par l’eau, Emma a de moins en moins froid, et apprécie le contact lisse de la peau sous l’eau. Elle embrasse Anissa dans le cou, qui, d’une main, la serre contre elle par la taille. Sa poitrine frotte contre la sienne, et Emma en joue un peu avec un regard malicieux qui provoque Anissa dans des taquineries. Les deux amantes (ou presque) s’embrassent et se câlinent dans l’eau, s’amusant à se provoquer et se frotter l’une contre l’autre. Les bisous deviennent des morsures sur la peau, les lèvres n’effleurent plus avec tendresse, mais avec passion.

Emma se détache finalement de ce corps qui réchauffe l’atmosphère, et sort de l’eau en roulant des hanches volontairement, sous le regard admiratif de sa partenaire du moment.

De retour sur sa serviette, Emma se sèche et s’enroule dedans pour se changer, enfilant sa jupe alors qu’Anissa revient.

— Déjà la fin ?

— Ouais, je vais rentrer, c’était sympa.

— T’es sûre ? T’es bizarre soudainement…

— Oui je suis sûre, après, ça dépend de toi…

Emma jette un regard autour d’elle, le cœur palpitant de ce qu’elle va faire. Personne ne la regarde vraiment, alors elle prend la main d’Anissa et y pose sa culotte avec assurance et discrétion. Pas son maillot de bain qui est déjà dans son sac, non : sa jolie culotte rouge qu’elle a prévue sous sa jupe blanche. Elles échangent un regard : l’une stressée et excitée de son audace, l’autre ravie de cette proposition qu’elle attend avec impatience depuis plusieurs jours.

Finalement, la fatigue n’est qu’un lointain souvenir pour Emma.

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